Objectif: "Prendre les mesures qui s'imposent en vue d'accorder à ces soldats kurdes un visa de court séjour afin qu'ils puissent recevoir des soins médicaux. Les Kurdes ont eu énormément de pertes. Ils ont 25.000 blessés. Ils ont pu traiter une partie d'entre eux avec des soins de base, mais c'est clair qu'ils n'ont pas les moyens matériels, de formations, de techniques, ...", explique Georges Dallemagne dans les colonnes du Soir.

"Les médecins souhaitent deux choses: une aide de médecins de Belgique et d'Europe venant travailler à leurs côtés, et pour certains blessés, qu'ils puissent être reçus dans nos hôpitaux. Les Kurdes sont prêts à payer pour ces soins. Ils ne font pas l'aumône, malgré leurs maigres ressources, ils demandent juste que ces blessés aient accès à notre territoire", ajoute-t-il.

"La première étape pour lutter contre le terrorisme, c'est d'être là pour ses victimes", renchéri le député N-VA Koen Metsu. "Les Kurdes ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour protéger l'Europe contre les terroristes de Daesh. Si on peut accorder des visas pour les blessés les plus graves ayant besoin de soins, pourquoi pas ? ", indique-t-il encore.

Contacté par l'agence Belga, le secrétaire d'Etat à l'Asile et l'Immigration Sammy Mahdi (CD&V) a indiqué ne pas être contre l'idée d'aider des gens "mais vouloir examiner sérieusement les visas humanitaires". La délivrance de tels documents "doit être bien sous-pesée et sans négligence, comme ça a pu être le cas dans le passé", a-t-il souligné.