Didier Reynders, vice-Premier ministre MR du gouvernement en affaires courantes, s'est dit samedi soir "très heureux" de sa désignation comme candidat commissaire européen pour la Belgique, un choix gouvernemental communiqué le même soir par le Premier ministre Charles Michel. 

"Je suis bien sûr très heureux de la confiance que mes collègues m'ont témoignée", résume le libéral peu après 22h00, ayant attendu la fin de la finale européenne de hockey masculin, remportée par les Red Lions, pour communiquer sa satisfaction à ce sujet. "Je suis très heureux aussi de voir le nombre de réactions positives qui me parviennent depuis l'annonce", indique-t-il, tout en adressant un "aucun commentaire" à une question au sujet de la réaction de la N-VA.

Dans un communiqué transmis rapidement par le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover, le parti nationaliste flamand (ex-partenaire des libéraux au gouvernement fédéral) a en effet, dès samedi soir, taxé d'"inacceptable" le choix de Didier Reynders comme candidat du pays à la Commission. La N-VA estile qu'il est le fait d'un gouvernement "sans légitimité démocratique" qui aurait omis de passer par une concertation avec le parlement.

Refusant de pointer un portefeuille particulier au sein de la Commission qui aurait ses préférences, Didier Reynders souligne samedi l'importance qu'il y avait de respecter le timing européen (la présidence finlandaise de l'UE avait invité les Etats membres à envoyer les lettres de nomination pour le lundi 26 août): "la Belgique participe dès le départ", se félicite-t-il. "Cela permet de démarrer tout de suite le débat sur les compétences, en même temps que les candidats des autres Etats membres". Ce processus démarrera dès lundi, avec sans doute une rencontre dans l'après-midi entre Didier Reynders et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen - "que je connais très bien puisqu'elle était ma collègue à la Défense jusqu'en juillet dernier", commente Didier Reynders.

Quant à son rôle d'informateur royal aux côtés de Johan Vande Lanotte, confié dans la foulée des élections de mai dernier: "Je continue à travailler", indique-t-il, "et on verra bien dans les prochains mois comment cela s'organise".