A 14 h 15, ce mardi, Charles Michel prononcera son discours annuel de politique générale à la Chambre des représentants. Le "State of the Union", comme on dit désormais par analogie avec le speech du président des Etats-Unis devant le Congrès. A la fin de la prise de parole du Premier ministre, le chronomètre sera lancé car le vote de confiance pour la majorité fédérale doit intervenir exactement 48 heures après.

Charles Michel a connu pire, en matière de climat, pour cette rentrée au Parlement. Il boit même du petit lait pour le moment. Les données économiques du pays sont bonnes, voire très bonnes. Des réformes d’importance ont été engrangées ces trois dernières années et il compte bien le rappeler. Le contexte politique est aussi globalement bon pour le MR : retour au pouvoir en Wallonie, le PS au plus bas dans les sondages, plusieurs poids lourds flamands ont appelé à la reconduction de la majorité…

Selon nos infos, son discours de ce mardi se répartira en trois grands points.

1 La prospérité

Charles Michel veut notamment revenir sur les avantages du glissement fiscal ou "tax shift" négocié en début de législature. Il va rappeler les gains pour les travailleurs de cet allégement des charges pesant sur les revenus du travail : une moyenne de 1 500 euros nets par an en plus pour les bas salaires. Le Premier ne boudera pas son plaisir et reviendra sur l’accord estival qui a permis, entre autres, la baisse de l’impôt des sociétés jusque 20 % pour les PME ou encore sur la taxation du capital (dossier des comptes-titres) décidée par la "suédoise" et la manière dont il envisage la lutte contre la fraude fiscale.

2 La cohésion sociale

Dans le deuxième volet du "State of the Union" fédéral, Charles Michel va revenir sur la réforme des pensions. En particulier sur l’extension de l’accès au second pilier pour les indépendants, validée tout récemment. L’idée est également de faciliter l’accès à ce deuxième pilier de pension pour les salariés dont les employeurs ne proposent pas cet avantage. Le Premier ministre devrait également revenir sur le revenu d’intégration sociale (RIS) : "On a fait deux fois, voire trois fois plus d’effort que le gouvernement Di Rupo en faveur du RIS", note un "suédois".

3 Les libertés

Dans le dernier volet de son discours à la Chambre, Charles Michel aura un mot sur le bilan "sécurité" du gouvernement, sur l’antiterrorisme, sur le traitement des victimes des attentats. Il évoquera également le bilan important de son équipe en matière de réforme de la Justice : " Cent treize textes de lois ont été validés dans ce cadre en trois ans !" se félicite une source fédérale.