Dries Van Langenhove ne pourra pas participer à un débat organisé par l'association étudiante libérale LVSV le 10 octobre à la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Cette dernière estime ne pas être en mesure d'en garantir la sécurité, a indiqué mercredi le vice-recteur Jan Danckaert. Ces dernières semaines, deux activités étudiantes avec le leader du mouvement étudiant nationaliste Schild en Vrienden et député fédéral, qui siège comme indépendant dans le groupe du Vlaams Belang, ont dû être annulées à l'Université de Gand (UGent). LVSV voulait inviter le 10 octobre des politiques de diverses tendances à un débat sur le campus de la VUB à Etterbeek. Le rectorat a toutefois pris contact avec l'association étudiante, pour lui signaler des problèmes potentiels. Selon lui, le service de sécurité de l'université ne dispose pas de la capacité nécessaire pour garantir la sérénité du débat.

"La liberté d'expression est très importante mais nous devons ici considérer les aspects pratiques", souligne M. Danckaert. Il renvoie à un précédent, lorsqu'en 2017 un débat avec l'ancien secrétaire d'Etat Theo Francken (N-VA) n'avait pu avoir lieu.

Le débat organisé par la LVSV ne sera pas annulé pour autant mais M. Van Langenhove ne peut y prendre part, a expliqué le président de l'association Emerick Asmus, qui regrette cette décision.

Une enquête judiciaire est ouverte à l'encontre de Dries Van Langenhove à la suite de la diffusion d'un reportage de la VRT sur le mouvement controversé Schild en Vrienden, qu'il a fondé à l'UGent.

Le mois dernier, la branche gantoise du LVSV avait dû annuler un débat avec le leader de Schild en Vrienden et l'association étudiante KVHV avait dû renoncer à une conférence à l'UGent.