À force de passer ses fins de semaine dans les tribunes présidentielles de Pro League, on avait presque oublié que Roland Duchâtelet avait un passé dans le monde politique. Fondateur du parti Vivant, le président du Standard a accordé une interview à nos confrères de l'hebdomadaire néerlandophone Humo au cours de laquelle il a évoqué la situation politique de la Belgique, et plus particulièrement de la Flandre. Et Bart De Wever en a pris pour son grade.

"La N-VA est la plus grande cause du déclin économique de notre pays" tonne d'emblée l'homme d'affaires flamand. Une situation qui, selon lui, a démarré lors des dernières élections législatives: "La N-VA a alors dit: "Votez pour nous, car nous sommes plus libéraux que l'Open Vld". De Wever a ensuite fait comme s'il voulait faire partie du gouvernement, alors qu'il n'en a jamais eu l'intention. Et finalement, nous avons eu droit à un gouvernement dont le programme est beaucoup moins libéral qu'il aurait pu l'être si tous les libéraux avaient voté pour le seul véritable parti libéral: l'Open Vld."

Proche des libéraux flamands, avec lesquels son parti s'était présenté en cartel une première fois lors des élections de 2007, Roland Duchâtelet continue sa démolition en règle du parti nationaliste en s'en prenant au gouvernement flamand (où la majorité n'inclut pas l'Open Vld): "Je vous le garantis: De Wever ne sera jamais dans un gouvernement. Enfin, il est quand même dans le gouvernement flamand, là où l'on peut trouver les structures étatiques les plus disfonctionnelles." 

Et le président du Standard de conclure en dressant le (mauvais) bulletin de la majorité régionale: "Enseignement: busé. Les soins de santé flamands: busé. Culture: énormément busé. Et enfin, last but not least , la politique sportive: une ca-tas-trophe."