On assiste depuis ce lundi 4 novembre à une véritable foire d'empoignes entre le PS et la N-VA. Les deux premiers partis du pays se renvoient successivement la balle depuis l'annonce d'impasse dans laquelle se trouveraient actuellement les négociations fédérales.

Pour Paul Magnette, la faute revient aux nationalistes et à leur volonté de mettre en oeuvre leur programme institutionnel. Mais du côté du parti de Bart De Wever, le son de cloche est tout à fait différent. Selon Cieltje Van Achter, vice-présidente de la N-VA, le PS n'a jamais eu l'intention de s'allier à son parti. 

Les socialistes envisageraient plutôt une coalition arc-en-ciel regroupant le PS, le Sp.a, le MR, l'Open Vld, le CD&V, Ecolo et Groen. "Que Monsieur Magnette le dise clairement, et qu'il prenne ses responsabilités", a lancé Cieltje Van Achter, la vice-présidente nationaliste sur les ondes de la Première.

Au cours des discussions, les socialistes auraient fait preuve de mauvaise volonté. " Ce que Magnette veut, c'est que la N-VA jette son programme à la poubelle", a déclaré la nationaliste flamande.

Une perspective inacceptable pour la N-VA qui explique avoir "tout mis sur la table" et ne pouvoir tolérer les "milliards de dépenses sociales" que réclame le PS.

Mais une alliance sans les nationalistes est-elle possible? Si la vice-présidente de la N-VA laisse entendre que son parti laisserait le choix à ses partenaires flamands de s'allier ou non au PS en la laissant sur le carreau, elle a toutefois estimé qu'il serait inimaginable à ses yeux qu'ils agissent de la sorte. "Je ne peux pas bien comprendre comment l’Open Vld ou le CD&V vont remettre en question toutes les réformes socio-économiques nécessaires et qui ont déjà été commencées", a-t-elle conclu à Matin Première.