Le parquet d'Anvers avait ouvert la semaine dernière une information judiciaire sur l'asbl de cette entrepreneure sociale très reconnue au nord du pays, et qui est entrée récemment en politique.

La Ville d'Anvers examine aussi la manière dont ont été utilisés des subsides pour cette association qui organise depuis 2009 des ateliers et des formations destinés à des groupes de jeunes de divers horizons dans des disciplines diverses: hip-hop, slam mais aussi condition physique. L'asbl a remporté des prix à plusieurs reprises.

Mme El Kaouakibi a réaffirmé jeudi n'avoir jamais utilisé de subsides illégalement. Selon elle, des documents de délibérations du conseil d'administration de l'asbl ont été "modifiés de manière irrégulière et/ou ont disparu". L'élue se dit aussi victime d'un piratage informatique de la part d'un collaborateur de l'asbl.

Sihame El Kaouakibi © BELGA

Sur le plan politique, un pas de côté a été ordonné.

Mme El Kaouakibi a été en contact avec son président de parti Egbert Lachaert, qui lui avait réclamé la veille la clarté sur cette affaire. "J'ai appris qu'il y avait une possibilité que je sois temporairement non-active en tant que membre de l'Open Vld. Je comprends, mais j'espère du fond du cœur que ce ne devra être que temporaire", a-t-elle indiqué.

Dans la foulée de ce communiqué, M. Lachaert a demandé à la commission statutaire du parti, instance disciplinaire des libéraux flamands, de qualifier temporairement Sihame El Kaouakibi de non-active au sein de l'Open Vld.