"C'est un scénario de rêve", a réagi le chef de groupe à la Chambre Egbert Lachaert, élu vendredi président de l'Open Vld avec 61,03% des voix. "Je pensais qu'il y aurait un deuxième tour. Une si claire victoire offre un sentiment agréable." Egbert Lachaert se présentait pour la deuxième fois à la présidence des libéraux flamands. La fois précédente, en 2012, il avait dû s'incliner face à Gwendolyn Rutten.

Pour se consacrer à sa nouvelle tâche, il quittera son poste de chef de groupe.

Le nouveau président du parti souhaite apporter de la nouveauté et se concentrer sur un certain nombre de thèmes clés. "Sur le travail, l'économie et l'efficacité des pouvoirs publics, les gens s'attendent à ce que nous soyons les leaders", a déclaré M. Lachaert. "Mais l'Open Vld ne doit pas se concentrer exclusivement sur une fraction de la société", a-t-il ajouté. "Le libéralisme doit être un vaste mouvement qui fait appel à de larges segments de la population."

Un congrès devrait se tenir à l'automne afin de renouveler les structures et la doctrine. Egbert Lachaert espère faire renouer son parti avec les 20% des votes.

Le nouveau président du parti était un des plus farouches opposants à la constitution au fédéral d'une coalition arc-en-ciel avec les socialistes et les écologistes, telle qu'elle avait été testée par l'ex-informateur Paul Magnette. Le président du PS et son homologue du sp.a Conner Rousseau ont entamé un tour de consultations. "Nous participerons de manière constructive en tant que libéraux mais, pour moi, le contenu a la priorité. Nous n'approuverons pas un programme dans lequel nos membres ne se retrouveraient pas."

Le bourgmestre d'Ostende Bart Tommelein, arrivé deuxième avec 29,74% des voix, a estimé pour sa part que l'écart avec M. Lachaert était clair, pointant notamment le "faible taux de participation". "Je savais que cela ne jouait pas en ma faveur." Selon lui, "les militants ne se sont pas suffisamment mobilisés", appelant la nouvelle direction à se pencher sur ce point. Pour M. Tommelein, l'Open Vld ne doit pas devenir un parti de droite. "Si 30% des électeurs ont voté pour moi, c'est qu'ils aimeraient voir se matérialiser un libéralisme populaire, pas à droite, et qui accorde une attention aux thèmes qui préoccupent les gens."