Un nouveau confinement a débuté en Belgique, ce lundi 2 novembre. Moins strict que celui de mars dernier, il a tout de même induit la fermeture des magasins non-essentiels ainsi que la diminution drastique des contacts sociaux des Belges. Mais, selon Elio Di Rupo (PS), il n'y avait plus d'autre solution. "La situation est telle que si l'on ne prend pas des mesures strictes dès maintenant tout le mois de décembre et tout le mois de janvier se dérouleront dans les mêmes dispositions qu'actuellement", a détaillé le ministre-président wallon sur Bel RTL. 

"Si rien ne change, je crains que le confinement devienne beaucoup plus strict"

Evoquant une situation qui pourrait devenir "cataclysmique" dans les hôpitaux, le socialiste a demandé aux Belges de faire tout leur possible dès à présent pour lutter contre cette seconde vague. "Le conseil que je m'autorise à donner aux citoyens, c'est 'supportez, résistez maintenant dans l'espoir d'avoir un mois de décembre qui soit beaucoup plus humain et que l'on puisse relâcher un peu les contraintes d'aujourd'hui'", a argué M. Di Rupo. 

Alors qu'Alexander De Croo avait évoqué ce vendredi 30 octobre les "mesures de la dernière chance", l'ancien président du PS n'a quant à lui pas écarté de nouvelles restrictions si la situation ne s'améliorait pas. "Si les nouvelles règles ne fonctionnent pas d'ici une quinzaine de jours alors je crains que le confinement devienne beaucoup plus strict", a-t-il averti sur les ondes de Bel RTL. Il a toutefois insisté sur le fait que les autorités n'étaient pas là pour "manier la carotte et le bâton", mais bien pour sortir les Belges d'une situation affreuse.  

L'ouverture des magasins ce dimanche à Anvers ne passe pas

Le ministre-président wallon est également revenu sur les récentes tensions constatées entre le nord et le sud du pays ayant abouti à l'adoption de mesures plus strictes d'un côté de la frontière linguistique que de l'autre. Il a ainsi admis que les "sensibilités étaient bien différentes au nord, au sud et à Bruxelles. "Mais chacun a fait des efforts vendredi et on est sorti du comité de concertation avec des mesures identiques pour tout le pays", s'est réjoui le socialiste. "Je pense que c'est important pour la compréhension des citoyens."

Enfin, Elio Di Rupo a fustigé les propos tenus par Bart De Wever, ce week-end, qui a refusé d'annuler le koopzondag à Anvers ce 1er novembre (le premier dimanche du mois les magasins de la ville ouvrent leurs portes). "Je pense que c'est une erreur majeure. Je suis très déçu qu'une personnalité comme Bart De Wever invite les gens à se rassembler, c'est de l'irresponsabilité", a vilipendé l'ancien président du PS.