Le président du Parti socialiste était l'invité du Grand Oral ce samedi sur La Première. Durant près de trois quarts d'heure, l'ancien Premier ministre a évoqué ses objectifs en vue des élections communales du 14 octobre prochain.


Alors que son parti a été évincé du parlement wallon il y a un peu plus d'un an en raison des scandales dans lesquels il était impliqué, le MR et le cdH appelant à de la bonne gouvernance, Elio Di Rupo n'a pas hésité à mettre les deux partis de la majorité régionale face à leurs responsabilités, dans cette interview menée de concert par nos confrères de la RTBF et du Soir.

"Après les élections législatives, on ne pourra plus être à la fois député et échevin ou bourgmestre dans les communes de plus de 50.000 habitants" rappelle-t-il. "Si on l’est dans les communes plus petites, on ne touchera qu’un salaire de parlementaire. Nous, nous l’avons fait. Concernant les deux autres formations politiques qui se gaussent de bonne gouvernance (NdlR. les libéraux du MR et les centristes du CDH), j’attends toujours."

Interpellé sur un discours flirtant avec le populisme, le président du PS s'est défendu. "Je veux bien accepter toutes les critiques, mais chez moi et au parti socialiste, il n’y a pas une once de populisme. Le populisme est ailleurs. Je ne suis pas pour flatter l’air du temps".

Quant à sa propre campagne dans sa commune de Mons, où il pousse la liste socialiste, le président Di Rupo prône l'union sacrée au sein de sa formation plutôt que de focaliser l'attention sur lui, et de briguer le poste de bourgmestre. "Notre but est qu’un maximum de candidats et candidates du PS soient élus au conseil communal."


Découvrez l'intégralité de cette interview dans la vidéo ci-dessus.