Le parlement de Wallonie a donné lundi le coup d'envoi des travaux de sa commission spéciale chargée d'évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Région wallonne par un échange de vues entre les commissaires et le ministre-président Elio Di Rupo (PS) qui a notamment salué la manière dont les entités fédérées ont été associées à la prise de décisions par le fédéral.

Cette commission spéciale sur la réponse au nouveau coronavirus au sud du pays avait été créée le 15 juillet, à la veille des vacances parlementaires, avec comme objectif de porter une attention particulière aux aspects et aux conséquences sanitaires, organisationnels, économiques et sociaux de la crise. Composée de dix membres effectifs (quatre PS, deux MR, deux Ecolo, un PTB et un cdH) et de dix membres suppléants, elle doit aussi établir des recommandations pour améliorer la lutte face aux crises futures.

"Ce n'est pas une commission d'enquête" parlementaire, a souligné d'emblée son président, Jean-Claude Marcourt (PS), qui préside aussi l'assemblée wallonne. Le chef de groupe MR, Jean-Paul Wahl, n'a pour sa part pas exclu que la commission évolue en ce sens. Elle doit toutefois terminer ses travaux pour le 30 novembre.

Le ministre-président Elio Di Rupo a d'abord débuté la séance par un long exposé de l'historique de propagation de la pandémie, avant de revenir sur les mesures adoptées par le Conseil national de sécurité (CNS) et les décisions prises par le gouvernement wallon dans la gestion de la crise sanitaire. Il a aussi rendu hommage à la Première ministre pour avoir associé les ministres-présidents aux prises de décisions, ce qui a selon lui "aidé à la cohérence" des mesures prises.

Ensuite, longuement interrogé par les députés, le ministre-président wallon a affirmé que la crise avait été correctement gérée sur le plan institutionnel, rapporte la RTBF. "Le gouvernement wallon a tenté de gérer au mieux cette crise sanitaire d'une ampleur et d'une gravité inédite", explique Elio Di Rupo.

"Certaines décisions ont été difficiles à prendre. Mais on ne s'est pas levé un matin en se disant 'on va faire ceci ou cela'. On a écouté les experts", précise-t-il.