Le conflit entre Alain Hubert et la Secrétaire d’Etat à la Politique scientifique Elke Sleurs (N-VA) se poursuivra donc. Cette dernière n’entend en effet pas "se conformer" à la décision rendue par le Conseil d’Etat vendredi concernant la gestion de la station polaire Princesse Elisabeth, estime lundi la Fondation polaire (IPF) dans un communiqué. 

Vendredi ce Conseil d’Etat avait en effet décidé de suspendre l’arrêté royal rédigé par Elke Sleurs, un arrêté qui précisait les règles de gestion du Secrétariat polaire, et qui écartait Alain Hubert et l’IPF de la station. A la suite de la publication de cet arrêt du Conseil d’Etat, la secrétaire d’Etat a pourtant annoncé que "l’armée serait en charge de la saison afin d’assurer la continuité du Service public", indique la Fondation polaire. 

Cette dernière considère cette initiative comme "un déni manifeste de la décision du Conseil d’Etat qui établit que la continuité du Service public sera assurée par la réhabilitation immédiate de l’IPF dans son rôle d’opérateur unique de la station, en tant que ‘partenaire privilégié’ de l’Etat." "Mme Sleurs persiste, d’autre part, à justifier son action en affirmant qu’il y aurait ‘prise d’intérêt’ et ‘manipulation budgétaire’ dans le chef de l’IPF", ajoute la Fondation. Cette dernière conteste les allégations et réitère sa demande qu’un audit indépendant soit effectué concernant les comptes de toutes les expéditions menées par l’IPF au service du Secrétariat polaire.