Taxe kilométrique, limitations à 30km/h, nouvelles pistes cyclables... La politique active de mobilité d'Elke van den Brandt (Groen) suscite le débat. Invitée de Thomas Gadisseux ce mercredi matin sur La Première, elle a tenu à faire le point sur ce plan de mobilité contesté.

L'élue bruxelloise néerlandophone a donc expliqué ses objectifs: réduire le nombre de morts sur les routes et diminuer les embouteillages. C'est pour cela que la Région bruxelloise passera en zone 30 dès le 1er janvier 2021, une mesure sur laquelle Elke van den Brandt a donné quelques détails ce matin: "Ce sera 30 km à l’heure partout sauf si c’est indiqué autrement. Certains axes importants resteront à 50 voire 70 ou 90 km/h, tout cela sera bien indiqué avec des panneaux de signalisation".

Le passage à une zone 30 permettra de sauver des vies, mais aussi d'augmenter la qualité de l'air et de réduire le bruit du trafic routier", a-t-elle précisé. Pour faire respecter cette limitation de vitesse, il y aura 60 radars en plus, "le but n’est pas d’avoir plus d’argent, mais bien d’avoir moins de morts. On va surtout aller chercher les chauffards", a ajouté la ministre bruxelloise.

En ce qui concerne la taxe kilométrique, Elke van den Brandt a précisé que "ce n’est pas un projet à prendre ou à laisser". Elle a tenu à rappeler que les concertations avec les autres régions allaient débuter, que ce plan était une proposition et que rien n'était fixé. "Je pense qu’on peut tous être d’accord sur le fait qu’on veut réduire les embouteillages", a-t-elle ajouté. Avant de de conclure: "Si on ne met rien sur la table, ce n’est pas possible de se concerter. La méthode, on peut en discuter. Ce qui est radical, c’est de ne rien faire pour changer la mobilité à Bruxelles".