La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), a suggéré vendredi l'introduction, en concertation avec la Flandre, d'une version réduite de la taxe au kilomètre qui épargne la campagne, dans une interview publiée par le journal 'De Morgen'. Son homologue flamande, Lydia Peeters (Open Vld), s'est pour sa part dite prête à examiner cette proposition.

"J'entends que la ministre Peeters refuse la taxe kilométrique car les gens ne disposent d'aucune alternative à la voiture. Je considère cela comme une ouverture. Commençons pas à pas et modulons le système de manière à ne payer que pour les trajets où il existe une alternative à la voiture, comme le train ou le bus. Si vous venez d'un coin éloigné du Limbourg ou de Flandre occidentale, où il n'y a pas de bus, votre tarif sera fixé à zéro", a expliqué Mme Van den Brandt au quotidien.

Elle a évoqué une introduction "par étapes".

Le gouvernement flamand a promis dès 2009 d'étudier l'introduction d'une taxation kilométrique intelligente afin de combattre les embouteillages. Le précédent ministre de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), avait défendu cette idée jusqu'à l'abandonner en pleine campagne électorale avant les scrutins du 26 mai dernier. Il avait reconnu que cette taxation, même sous une forme dite "intelligente", avec un montant allant de deux à cinq cents par kilomètre, ne disposait pas de soutien suffisant dans l'opinion publique.

L'actuelle ministre de la Mobilité, Lydia Peeters, s'est dite, également au 'Morgen', "prête à écouter" ce que son homologue écologiste bruxelloise a à proposer, pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une augmentation de la fiscalité.