Sur Twitter, la N-VA dit publier l'intégralité de la note négociée avec le parti socialiste. " Aujourd'hui, nous publions dans son intégralité la dernière version de la note jaune-violette qui était sur la table entre la N-VA et le PS. Ce mémorandum était bien meilleur pour la Flandre que l’accord vert-violet qui est maintenant devant nous", peut-on lire sur le compte officiel du parti nationaliste.

Elle annonce que "toutes les réformes suédoises y étaient maintenues et que les plus jeunes centrales nucléaires seraient restées ouvertes. Il y aurait également une politique de migration plus stricte et un changement institutionnel très nécessaire."

Dans l'introduction de cette note "confidentielle" rédigée par les nationalistes, on peut lire que l'objectif de ce gouvernement était "de gouverner pendant 2 ans, en se concentrant sur la reprise économique, la gestion de la crise de coronavirus et la préparation d'un changement institutionnel." La N-VA profite de cette sortie pour tacler directement les libéraux flamands : "l'Open VLD a choisi de gouverner sans majorité flamande et de conclure un accord vert-violet, avec Ecolo et Groen."

Dans la première partie de cette note intitulée "gérer la santé et la crise sanitaire", on lit qu'une enveloppe complémentaire en dehors de l’objectif budgétaire normé était prévue pour répondre à des besoins prioritaires (refinancement et réformes des hôpitaux, santé mentale, et accessibilité des soins notamment lunettes, lentilles, appareils auditifs et soins dentaires).

Dans le chapitre sur la relance post-corona, on apprend qu'un "plan d’investissement interfédéral aurait été établi pour palier le niveau structurellement faible des investissements publics en Belgique. L’objectif était de viser une trajectoire vers un taux d’investissement public de l’ordre de 4% du PIB à l’horizon 2024." Dans un commentaire, le parti de Bart De Wever reconnaît que l'objectif des 4% est maintenu dans la note vert-violette mais se demande ce qu'il va advenir du conseil confédéral censé gérer ces investissements et négocié avec les socialistes.