Emir Kir est dans la tourmente et sera prochainement auditionné par la commission de vigilance du PS bruxellois pour avoir reçu une délégation de maires turcs en décembre dernier, parmi lesquels deux étaient issus du MHP, un parti nationaliste proche de l’extrême droite. Selon Manuel Abramovicz (ResistanceS), relayé par le Soir, le bourgmestre de Saint-Josse avait déjà eu, par le passé, des contacts avec d'autres membres de ce même parti.

Emir Kir fait l'objet d'une plainte, déposée par un militant, pour cette réception de six maires turcs. Cette plainte rappelle aussi sa visite à Emirdag à l'été 2018, où il avait été reçu par le maire de la ville tuque, étiqueté MHP. Mais selon Manuel Abramowicz, il ne s'agissait pas d'un cas isolé. Le député fédéral s'y serait rendu en 2017, 2016 et 2015, à chaque fois reçu par son homologue du parti d'extrême droite.

"L'année du putsch avorté, Emir Kir se rend une nouvelle fois dans son bureau à la mairie", précise Manuel Abramowicz, relayé par nos confrères du Soir. "Une occasion pour Kir de manifester son soutien au président turc. Des photos les montrent serrant ensemble les mains des habitants, en défilant dans les rues d’Emirdag."

"Le voyage d’Emir Kir, en 2018, a été annoncé par le quotidien Hurriyet, qui y voit le déplacement politique d’un député-bourgmestre", avance-t-il encore.

Emir Kir a démenti ces informations ce dimanche soir. "Je reste conscient de la campagne calomnieuse et haineuse et de ses objectifs à mon égard ! Je reste serein et lucide", indique-t-il. 

"Permettez-moi tout de même de rappeler les faits... rien que les faits, preuves à l’appui. En fait, le Maire dont il est fait allusion est un homme connu pour ses positons peu favorables au gouvernement turque d’une part et d’autre part, de fait, il avait démissionné bien avant les rencontres et visites", avance le bourgmestre de Saint-Josse, titres de presse à l'appui (voir ci-dessous).

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