Politique belge

Ils n’étaient pas inquiets, les libéraux wallons, au soir du 13 juin 2004. Ils sortaient de cinq années au pouvoir avec le PS et les écologistes. Certes, le PRL, devenu entre-temps MR, venait de perdre un siège au Parlement wallon, passant de vingt-et-un à vingt, mais les Écolos, dont ils ne voulaient plus, s’étaient fait étriller en perdant onze élus sur quatorze.

L’année d’avant, après le scrutin fédéral, les libéraux et les socialistes avaient d’ailleurs déjà largué les verts en pleine campagne pour gouverner ensemble jusqu’en 2007. Tranquille ! Le même scénario allait se produire en Wallonie et à Bruxelles : des violettes (du nom de cette alliance rouge-bleue) seraient installées partout. Au sud du pays, les deux partis disposent d’une majorité confortable avec 54 sièges sur 75. Le PS s’est refait une santé en récupérant neuf députés pour en présenter désormais 34. Un préaccord aurait même été signé entre socialistes et libéraux.

Pourtant, rien ne se passera comme prévu.

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