Invité sur La Première ce samedi, le délégué général Covid-19 en Wallonie, Yvon Englert, a fait le point sur l'avancée de la vaccination dans la partie sud de notre pays. 

"Actuellement, on est déjà au-dessus des 100.000 vaccinations cette semaine: on est au-dessus de notre objectif hebdomadaire", a débuté l'ancien recteur de l'ULB. "La capacité des centres qu'on a mis sur pied est de 200.000 vaccinations par semaine, mais pour le démarrage, notre objectif était qu'il tourne à peu près à moitié, à mi-régime. De toute façon, on n'a actuellement pas de disponibilités de vaccins qui permettraient de réaliser 200.000 vaccinations par semaine", a-t-il ensuite concédé. 

Et l'objectif des 200.000 vaccinations hebdomadaires est encore loin d'être atteint. "En principe, on va encore avoir deux semaines très difficiles: cette semaine-ci, et surtout la semaine prochaine en raison de livraisons réduites", détaille celui que l'on surnomme "Monsieur Covid". En effet, la firme suédoise AstraZeneca a réduit les livraisons promises cette semaine de deux-tiers, et les 30.000 doses prévues par Moderna pour la semaine prochaine n'ont pas encore été confirmées.

"Je ne fais pas la course avec la Flandre"

Ces délais de livraison impliquent forcément des retards par rapport à la stratégie de vaccination initialement prévue. Et ces retards sont pointés du doigt, particulièrement en Wallonie qui est toujours à la traîne par rapport à la Flandre.

En effet, ce vendredi 19 mars, 10,6% des Flamands avaient déjà reçu une première dose d'un des trois vaccins actuellement administrés, contre 9,4% des Wallons. Face aux critiques, Yvon Englert veut relativiser: "Moi, je ne fais pas la course avec la Flandre, je fais la course avec le virus.Ce qui m’intéresse, c’est d’aller le plus vite possible à la protection des personnes qui ont le plus de risques de faire une maladie sévère. Donc, bien sûr, la disponibilité des vaccins est cruciale. Et je crois que c’est la neuvième ou la dixième fois en un mois que je dois revoir le programme de la semaine parce que ce qui est livré ne correspond pas à ce qui était prévu. Mais on s’adapte, et en attendant, je préfère positiver."