Au micro de Fabrice Grosfilley, Eva De Bleeker s'est prononcée sur la situation économique actuelle et future de la Belgique.

La secrétaire d’État au Budget estime que les aides octroyées pour soutenir l'économie durant la crise sont nécessaires: "Nous n'avons pas le choix. Le gouvernement souhaite, qu'une fois cette crise terminée, nous puissions immédiatement entamer le plan de relance". Cependant, ce soutien financier a entraîné un déficit énorme estimé à 36 milliards d'euros. Ce chiffre, arrêté il y a quelques semaines, ne prenait d'ailleurs pas en compte les dernières mesures sanitaires décidées lors du comité de concertation: "Les aides actuelles sont prévues jusqu'à la fin du mois de juin. Nous devrons nous adapter si cette 3e vague dure plus longtemps", explique Mme De Bleeker.

Parmi les mesures restrictives, celle obligeant les commerces non essentiels à travailler sur rendez-vous a particulièrement fait du bruit. Surtout que ces derniers n'ont finalement pas accès au double droit passerelle: "Nous considérons qu'ils sont ouverts. Il n'y a donc pas de budget prévu actuellement. Nous verrons comment la situation évolue", affirme la secrétaire d’État au Budget.

Des centaines de millions dégagés

Mardi un vote a eu lieu à la Chambre sur un ajustement budgétaire. 575 millions d'euros de plus ont ainsi été dégagés. Ceux-ci serviront notamment à soutenir la SNCB, Skeyes et les soins santé, précise l'invitée de Bel RTL. De nombreuses critiques visaient les coupes budgétaires réalisées par le passé dans le secteur de la santé. La suppression de lits hospitaliers revient particulièrement souvent sur la table des discussions. Pour Eva De Bleeker, il est nécessaire de réaliser des projets pilotes afin d'analyser comment l'argent est dépensé: "Il faut comprendre pourquoi il y a une surconsommation de certaines procédures médicales et une sous-consommation d'autres, même si ce n'est pas forcément toujours dans l'intérêt du patient." Elle rassure par ailleurs sur le fait que l’État ne fait pas la fine bouche à propos du prix des vaccins, des tests ou des médicaments : "Si c'est nécessaire, nous les achetons", assure-t-elle.

"Il ne faut certainement pas imposer de nouveaux impôts"

À propos de la relance économique, Eva De Bleeker précise que l'accord gouvernemental prévoit un déficit de 3,26% en 2024. Il n'y aura donc pas encore d'équilibre. Cependant, les prévisions économiques sont optimistes, affirme-t-elle: "Nous sommes en période de crise. Nous devons stimuler l'économie. Il ne faut donc certainement pas imposer de nouveaux impôts. Il faut que les gens et les entreprises aient confiance en l'économie. Il faudra donc mettre l'accent sur la relance économique et stimuler la consommation des Belges", conclut-elle.