Mercredi soir, le président des démocrates-chrétiens flamands, Joachim Coens, a dit qu'il était prêt à discuter avec les libéraux, les socialistes et les écologistes. Il a, à cette occasion, évoqué une coalition "Avanti", estimant que le pays devait désormais aller de l'avant.

Le sort de la famille centriste dans cette configuration demeure flou. Lors de la réunion organisée dimanche soir par le chargé de mission royal Egbert Lachaert, sept partis étaient réunis: le PS, le sp.a, le MR, l'Open Vld, Ecolo, Groen et le CD&V. Ce dernier était le seul à ne pas avoir en face de lui son alter ego francophone. Pourtant, M. Lachaert avait rencontré plus tôt dans la journée, le président du cdH, Maxime Prévot, pour lui présenter sa note.

"À mon avis, c'est préférable d'avoir les deux côtés, le parti francophone et le parti néerlandophone", a souligné M. Mahdi.

Du côté du CDH, on laisse venir les choses. "Nous, on ne demande rien, mais notre porte reste ouverte", a réagi le porte-parole du parti, contacté jeudi matin par nos confrères de La Libre. "Si on reçoit une invitation pour participer à des négociations gouvernementales, on y répondra, mais on viendra avec nos marqueurs orange."

Après 460 jours de crise, le CD&V est prêt à ne pas constituer une majorité avec la N-VA, à laquelle il est allié au sein du gouvernement flamand. Le député rappelle tous les efforts de son parti pour constituer une coalition qui disposerait d'une majorité aussi bien du côté francophone que du côté néerlandophone. Il note aussi l'évolution du parti nationaliste flamand depuis 2014.

"L'éthique, c'est plus que l'IVG, c'est la manière dont on regarde l'humain, et sur cet aspect-là, j'ai été déçu. J'espère qu'il ira dans un autre sens car, en soi, c'est un parti démocratique qui a de bonnes propositions. Beaucoup de personnes au sein de mon parti ne se retrouvent pas du tout dans la vision de la N-VA", a-t-il expliqué.

Un signal positif, selon Egbert Lachaert qui reste discret

La bonne disposition du CD&V à l'égard de négociations avec les libéraux, les socialistes et les Verts en vue de former un gouvernement est un "signal positif", a indiqué jeudi le porte-parole du président de l'Open Vld et missionnaire royal, Egbert Lachaert, qui s'en tient pour le reste à la discrétion. "Nous continuons à travailler dans le calme. Demain (vendredi, ndlr), il y a le rendez-vous au Palais. Nous n'allons pas faire de déclarations aux médias", a déclaré le porte-parole.