Cela fait quinze jours maintenant que les informateurs royaux George-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) tentent de clarifier les positions des uns et des autres après l'ouverture de la N-VA en direction du PS. Malgré tout, le choix entre une coalition Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes, CD&V) et une formule associant la N-VA n'est toujours pas tranché. Pour François De Smet, le nouveau président de Défi, "il y a urgence".

"Le seul résultat concret de la mission actuelle, c'est le bouquet de fleurs offert à la reine", ironise-t-il au Soir. "D'un côté, vous avez la N-VA qui ne veut pas gouverner. De l'autre, le CD&V qui ne sait pas ce qu'il veut".

Face à ce constat, l'homme politique propose une "coalition 77", qui correspond au nombre d'élus d'une alliance entre socialistes, libéraux, écologistes et Défi.

"Si on prend les trois familles de l'arc-en-ciel, et qu'on y ajoute Défi ou le CDH, on obtient une majorité courte mais stable et cohérente. Si le CD&V ne prend pas clairement position mardi, il faut que les familles socialiste, libérale et écologiste examinent sérieusement cette possibilité", conclut-il.

Dans une interview qu'il nous avait accordée en décembre, François De Smet expliquait qu'imaginer un scénario avec les plus petits partis - le CDH et Défi - était possible mais "qu'on sentait que ce serait instable". A l'époque, il considérait que l'arc-en-ciel avec le CD&V était la seule solution. Toutefois, étant donné que les choses n'ont guère bougé depuis lors, François De Smet préfère finalement cette solution à une crise politique trop longue.