La casting du MR au sein du gouvernement De Croo a donné lieu à de vives tensions au sein du parti. M. Bouchez a annoncé, avant de se raviser, le remplacement de la ministre wallonne Valérie De Bue par Denis Ducarme... violant de la sorte le décret qui impose la présence d'au moins un tiers de personnes de l'autre sexe dans l'exécutif régional. Il a également fait monter Mathieu Michel, frère de Charles, comme secrétaire d'Etat dans le gouvernement fédéral, ce qui a sonné comme une provocation pour plusieurs fidèles de M. Reynders.

"J'ai reçu pas mal de coups de fil de gens qui étaient dans l'incompréhension ou la colère parfois face à un casting erroné, qui ne correspondait pas à une réalité. Quand vous avez des personnalités en charge -dans le gouvernement Michel, la moitié des ministres venait du MR- pour ne pas en reprendre il faut vraiment amener une personnalité exceptionnelle", a déclaré M. Reynders, interrogé après le journal de RTL-TVi.

"Georges-Louis Bouchez a commencé à travailler avec moi. Je connais son intelligence et son talent, y compris d'analyse et de communication. Il faut simplement se placer de plus en plus dans la fonction, comme pour n'importe quelle fonction, et pour ça il faut avoir autour de soi un certain nombre de personnes qui peuvent critiquer ce que vous faites -positivement et négativement- et puis consulter. Si j'ai un conseil à donner, c'est consulter", a-t-il ajouté.

Pour sortir de la crise, le MR a décidé de constituer un "G11", sorte de Bureau de parti réduit dans lequel on retrouve entre autres les chefs de file aux différents niveaux de pouvoir et qui est chargé de conseiller le président.

Pendant la semaine, les différents ministres et secrétaires d'Etat se sont succédé dans les commissions de la Chambre pour y exposer leur politique. En Flandre, les prestations des secrétaires d'Etat Mathieu Michel et Sarah Schlitz ont suscité des commentaires railleurs, le premier pour une réponse donnée dans un néerlandais très balbutiant, la seconde pour avoir fait son allocution uniquement en français.

"Ce qui est dommage, et même catastrophique, c'est que des secrétaires d'Etat du côté francophone ne s'expriment pas dans la langue de l'autre communauté. Ne pas s'exprimer dans la langue de l'autre, c'est un problème, surtout quand on a affaire à un gouvernement qui n'est pas majoritaire en Flandre", a commenté l'ex-vice-Premier ministre.