Ce vendredi matin, 14 particuliers et sociétés directement impactés par le nouveau plan de mobilité dans le bois de la Cambre ont introduit une requête en intervention volontaire auprès du président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles dans le cadre de la procédure en référé opposant Uccle à Bruxelles-Ville. Ces 14 plaignants invoquent ni plus ni moins une violation de la Constitution par le collège de la Ville et dénoncent l'absence de concertation préalable. Parmi ceux-ci, figurent le restaurant (et traiteur) La Villa Lorraine, le cercle d'affaires B19, le club sportif David Lloyd, Sobema, Davidts Lighting, Pneu express ou encore Chariot Immobilier et administration.

Pour rappel, les décideurs politiques de la capitale tentent de trouver tant bien que mal une solution structurelle de mobilité dans et aux abords du bois de la Cambre. La Ville de Bruxelles, le gestionnaire, et la Région bruxelloise qui ont actuellement des majorités politiques symétriques (PS/Écolo/Défi) partagent la même vision de mobilité pour l’avenir de ce bois : le piétonniser et en faire une zone verte et de loisirs. Uccle et Rhode-Saint-Genèse, qui font partie des communes avoisinantes directement impactées par la fermeture partielle du bois, ne partagent pas cette vision. Elles contestent par ailleurs le fait qu’une seule piste de solution, celle privilégiée par la Ville et la Région, soit actuellement testée sur le bois : l’ouverture à la circulation automobile de l’avenue de Diane en double sens, de Louise à De Fré avec un accès à Churchill ainsi que la fermerture intégrale de la boucle sud du bois.

Ces deux dernières semaines, un collectif dénommé "Contre la fermeture du bois de la Cambre" s'est constitué sur les réseaux sociaux. Il compte déjà aujourd'hui pas moins de 11 000 membres.

Plus précisément encore, les 14 plaignants - riverains et sociétés - précités dénoncent le fait que la décision prise par le collège de la Ville de Bruxelles n'aie pas fait l'objet de participation/concertation préalable et ce, "sans évaluation des ses effets". En vertu de l'article 159 de la Constitution, ils épinglent le fait que les administrations, lorsqu'il y a un impact sur l'environnement, sont dans l'obligation de consulter les personnes directement impactées. En cela, la décision (sans concertation préalable donc) du collège de la Ville de Bruxelles de fermer majoritairement le bois de la Cambre est tout bonnement anti-constitutionnelle, estiment-ils.

Les principaux intéressés exigent dès lors que le bois de la Cambre soit rouvert tel qu'il l'était en mars 2020, soit avant le début de la pandémie de Covid-19.