Lors du grand débat télévisé du service public, le chef de file du cdH a, à nouveau, attaqué la patronne d'Ecolo sur ses positions concernant les réseaux d'enseignement. 

La réaction de Benoit Lutgen a fusé: "Les déclarations d'Emily Hoyos posent un ''sérieux problème''. Vouloir retirer un droit aussi fondamental que la liberté d'enseigner et celle de choix pour les parents est inacceptable."

Du coup, Emily Hoyos patine et revient sur sa déclaration matinale sur La Première. "Je ne veux pas supprimer l'enseignement libre", a -t-elle lâché à François de Brigode et Johanne Montay. C'est ce qu'on peut appeler une belle contradiction et du même coup un couac de campagne...

Pendant ce temps-là, sur la toile ça gazouille à coup de tweets bien scandés de la part des deux partis sur le thème de l'enseignement....



Hoyos: les réseaux d'enseignement, "une scorie du passé"

"Une scorie du passé" . C'est par ces mots qu'Emily Hoyos, coprésidente d'Ecolo, a décrit les réseaux de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles dans le studio de La Première ce vendredi matin.

Lors du grand débat des présidents, la question d'une fusion entre l'enseignement libre et officiel a été évoquée avec Benoît Lutgen, président du cdH. Celui-ci a réagi en affirmant que "pour ceux qui veulent supprimer l'enseignement libre, c'est non" . Une déclaration qui n'a apparemment pas été du goût d'Emily Hoyos qui a déclaré, pour sa part, que "l'évolution naturelle va vers le rapprochement de réseaux. Je pense que dans 10, 20 ou 30 ans, ces réseaux qui sont une scorie du passé seront dépassés mais grâce à des synergies de terrain et pas grâce à une décision unilatérale du gouvernement." Elle a également affirmé que les réseaux n'avaient à présent plus d'importance pour les parents.

"Ecolo veut supprimer l'enseignement libre, ça c'est quand même particulier", a tout de suite répliqué Benoît Lutgen. "Toucher à la liberté de l'enseignement, Mme. Hoyos, c'est quelque chose de fondamental." La co-président du parti écologiste a directement contre-attaqué en affirmant: "C'est normal que M. Lutgen soit très attaché à cette scorie du passé, elle est attachée à son parti mais maintenant, les choses avancent."

Cette sortie d'Emily Hoyos à deux jours des élections peut surprendre. Elle s'attaque là de front au réseau libre ainsi qu'au cdH, son partenaire dans l'Olivier wallon en charge de l'Enseignement.

L'enseignement libre réagit

Le Secrétaria général de l'enseignement catholique (SeGEC) a réagi via un communiqué de son directeur général Etienne Michel. "Ce serait une erreur de penser que les parents ne sont plus attachés au libre choix de l’école et attendraient une forme de standardisation du système éducatif" déclare-t-il. "Ceux-ci restent très attachés, et peut-être plus que jamais, à l’existence d’une pluralité de projets éducatifs. Cette pluralité tient notamment aux différentes traditions éducatives et permet aux parents de faire un choix pédagogique pour leur enfant : trouver l’école la plus adaptée à ses besoins. Par ailleurs, l’expérience récente a montré, que sans l’engagement de la société civile, au sein des pouvoirs organisateurs de l’enseignement libre, la création de nouvelles places dans les écoles ne serait pas possible pour répondre au choc démographique. Les pouvoirs organisateurs du libre on rentré 114 projets permettant de créer potentiellement près de 8300 places dans les écoles dans un contexte où les autorités publiques ne sont pas en mesure de répondre par elles-même à l’ensemble des besoins."

Sur Twitter, Emily Hoyos a encore apporté une précision suite au débat :