Contrairement à ce qui était titré sur lalibre.be ce samedi matin, il n’est pas question de fermer la base aérienne en province de Namur. Au contraire, la Défense va y investir environ 200 millions d’euros.

La base aérienne de Florennes est un sujet sensible. L’une des quatre bases importantes, avec Kleine-Brogel (Limbourg), Beauvechain (Bravant wallon) et Melsbroek (Brabant Flamand), elle est source d’emploi et d’activité économique dans cette belle région de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Pourtant, dans les grandes mutations que vit la Défense, des interrogations sur son avenir ont surgit. Et quand l’armée annonce, jeudi dernier, l’arrêt prématuré des activités de la 80e Escadrille de drones, basée à Florennes, l’inquiétude resurgit. Notamment au niveau des syndicats.

Des drones fatigués et dépassés

Contacté par nos soins, le général-aviateur Frederik Vansina déclare : "Florennes reste l’une de nos bases phares, si pas la base phare de la Force aérienne". Revenant sur la question des drones, le chef de la Composante Air rappelle que les drones d’observations B-Hunter, entrés en service en 2004, sont en bout de course. Leur disponibilité n’est pas bonne, et "d’un point de vue opérationnel, ils ne sont plus à la pointe du progrès." Donc, au lieu d’être retirés du service en janvier 2021 comme prévu, ils le seront quatre mois plus tôt, en septembre prochain.

Redéploiement du personnel pour accueillir F-35 et MQ-9

Quant à ceux qui opèrent dans cette unité – 120 personnes environ -, ils seront redéployés pour préparer l’arrivée des nouveaux avions de combat Lockheed Martin F-35 A, ainsi que des drones General Dynamics MQ-9 Reaper, bien plus performants que les B-Hunter. Arrivée prévue, pour ces deux nouveaux types d’appareils, dès 2023.

Florennes, chouchou de la Force aérienne

Le général Vansina rappelle, par la même occasion, que, par rapport aux autres, Florennes est privilégiée. Elle sera, en effet, la seule à accueillir les drones MQ-9, et la première à recevoir les F-35, avant même sa base sœur limbourgeoise de KB. "On va construire des infrastructures d’environ 150 millions d’euros pour le F-35 et 40 millions pour les drones, cela fait un total d’un petit 200 millions pour Florennes." Sauf contrordre – on a déjà vu ça, dans les armées -, la base de la province de Namur est donc promise, comme la région, à un bel avenir. Ses personnels, le plus souvent très qualifiés, aussi.