Le chef de groupe Groen au parlement flamand, Björn Rzoska, a lancé lundi l'idée d'une coalition fédérale "olivier" (verts, socialistes et chrétiens démocrates) additionnée d'un parti de droite, potentiellement la N-VA qui a sa préférence face à l'Open Vld. 

Une option avancée à titre personnel qui n'est pas partagée par sa présidente de parti Meyrem Almaci. Cette dernière précise lundi que Groen est prêt à entrer en discussion avec toutes les forces progressistes mais que "le gouffre est profond avec un parti qui quitte un superkern parce que les propositions sont 'trop sociales'". Björn Rzoska, s'exprimant par communiqué et dans un article du Standaard, indiquait voir de "nombreuses convergences" entre les partis d"un Olivier "en ce qui concerne le climat, la lutte contre la pauvreté, une relance durable et un travail supportable". Cela pourrait donc former le noyau idéal pour mener à bien la relance du pays. Parallèlement cependant, une réforme de l'Etat est nécessaire pour remédier à l'éparpillement de compétences, estime-t-il. Il voit donc bien la N-VA venir compléter son Olivier, même si "l'Open Vld est aussi une option"'.

Il appelle cela un "Olivier+", avec le PS et la N-VA, donc, et une majorité dans les deux groupes linguistiques. "La famille écologiste est d'ailleurs aussi sortie gagnante des élections. Cette coalition reflèterait donc mieux le signal donné par l'électeur". Il espère que cet axe sera donc envisagé comme potentiel point de départ, plutôt que la coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) qui est souvent évoquée.

"J'ai vu récemment la coprésidente d'Ecolo Rajae Maouane entrouvrir la porte à la N-VA", estime-t-il. "Et ils ont travaillé ensemble au superkern".

La présidente de Groen, Meyrem Almaci, a réagi lundi via Twitter. "Dans quelle direction voulons-nous mener le pays? Nous sommes prêts à travailler avec les forces progressistes, avec tous ceux qui choisissent un modèle plus sain, plus vert, plus humain. L'ouverture est importante, nous acceptons toujours la discussion, mais le gouffre est profond avec un parti qui quitte un superkern parce que les propositions sont 'trop sociales'".

Les écologistes francophones ont renvoyé aux propos de Mme Almaci. Ils veulent partir du contenu des politiques à mener avant de se prononcer sur la forme d'une coalition, ont-ils souligné lundi.