Les écologistes flamands de Groen n'avancent pas de candidat Premier ministre issu de leur rang et ne posent aucun veto à ce qu'il vienne d'un autre des sept partis discutant actuellement de la formation d'un gouvernement fédéral, a indiqué lundi leur chef de file à la Chambre, Kristof Calvo. "Il existe des arguments en faveur d'un Premier ministre flamand, mais aussi par exemple en faveur d'un Premier ministre issu de la plus grande famille politique (de la coalition, en l'occurrence les socialistes, NDLR). Ce doit être avant tout un Premier ministre belge", a affirmé M. Calvo sur les ondes de Radio 1 (VRT). "Le plus important, c'est d'avoir quelqu'un pour diriger l'équipe".

La question d'un Premier ministre appelé à emmener une coalition entre socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V pourrait être tranchée "à court terme", reconnaît M. Calvo. Les préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) sont attendus vendredi chez le Roi pour, peut-être, passer la main à un formateur qui, souvent en Belgique, devient le Premier ministre.

"C'est vrai que c'est une question importante, mais il est plus important encore de voir émerger un nouveau gouvernement qui introduira une nouvelle manière de faire de la politique", selon Kristof Calvo. "Nous devons ramener du respect en politique, ce n'est qu'alors que le respect et la cohésion grandiront aussi dans la société. Ce sera une responsabilité de l'équipe dans son ensemble, et donc chacun devra être un peu Premier ministre".

L'écologiste flamand considère que l'échec des négociations en cours "n'est pas une option", même si "beaucoup de points difficiles sont toujours sur la table". "Mais nous vivons la crise la plus forte depuis la Seconde guerre mondiale, nous en sommes déjà à plus d'un an après les élections et (près de) deux après la chute du dernier gouvernement majoritaire. Chaque responsable politique est donc appelé à se surpasser".