"Lorsque vous sautez (à bord), vous devez sauter avec conviction et avec la volonté d'en faire un bon projet", a déclaré Mme Crevits.

Plusieurs voix critiques se sont élevées au sein du parti démocrate-chrtéien flamand sur une participation à cette coalition rassemblant également le PS et le sp.a, le MR et l'Open Vld ainsi qu'Ecolo et Groen.

Le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, avait ainsi plaidé pour une cure d'opposition "à moins que la Vivaldi ne rédige un texte de centre-droit dans les domaines de la migration, de l'économie ou de la sécurité".

Jeudi soir, le président des aînés du CD&V et figure du parti, Eric Van Rompuy, s'était une nouvelle fois inquiété du rôle de sa formation dans un gouvernement Vivaldi. "Nous risquons d'être entraînés dans un train dont personne ne sait où il va", écrivait-il sur sa page Facebook.

Quant au bourgmestre de la commune de Ledegem et député flamand Bart Dochy, il a confié au magazine 'Krant van West-Vlaanderen' qu'il "n'aime pas toute l'histoire de la Vivaldi", une opinion partagée selon lui par "une grande majorité" des bourgmestres CD&V.

Mme Crevits leur a répondu vendredi "très bien comprendre les préoccupations" entourant la participation gouvernementale qui est maintenant sur la table.

"C'est un gouvernement sans majorité flamande, donc tout dépendra de la manière dont le contenu est maintenant négocié, de la manière dont nous, en tant que parti, sommes respectés dans une coalition au sein de laquelle nous ne sommes mathématiquement pas vraiment nécessaires", a-t-elle dit.

La ministre a souligné que le programme du gouvernement Vivaldi devrait être approuvé par un congrès des membres, tout comme la participation à l'équipe fédérale. "Si ce n'est pas un bon projet, il ne passera jamais la rampe d'un congrès", a-t-elle dit.