Il s'agissait surtout d'un état des lieux, au cours duquel le patron des chrétiens-démocrates flamands a rappelé les priorités de son parti. Il appartient maintenant au chargé de mission royal, Egbert Lachaert, d'indiquer clairement la direction qu'il veut prendre, a expliqué M. Coens. L'issue de la réunion qui s'est tenue au siège du parti était scrutée avec beaucoup d'intérêt, aussi bien par les autres partis que par les observateurs politiques. Elle n'a toutefois pas été décisive. Il s'agissait avant tout de faire le point alors que les préformateurs Paul Magnette (PS) et Bart De Wever (N-VA) ont remis leur tablier et que le Roi, après consultations, a désigné le président de l'Open Vld comme nouveau missionnaire.

M. Coens a expliqué à ses parlementaires où en étaient les discussions et les priorités du parti: relance de l'économie, avec un accent mis sur le renforcement du pouvoir d'achat, une fiscalité juste, des investissements dans les soins de santé et la transition vers une économie durable; mais aussi une meilleure organisation des autorités publiques, une trajectoire budgétaire crédible et une attention accordée aux personnes les plus fragiles.

Un aperçu des différentes directions que peuvent prendre les négociations a également été dressé. Les spéculations vont bon train sur une coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) à laquelle pourrait se joindre le CD&V, soit la coalition "Vivaldi". Le seul arc-en-ciel n'aurait pas de majorité et serait significativement minoritaire sur les bancs flamands. Le CD&V veut connaître le choix qui sera préconisé par M. Lachaert dont le rapport au Roi est prévu pour vendredi.

En virtuel pour le sp.a

Les socialistes flamands ont également organisé lundi un Bureau politique - virtuel pour leur part - sur la formation d'un gouvernement fédéral. Le sp.a se veut constructif et se réjouit qu'enfin les discussions abordent le fond des dossiers. Il attend toutefois les premiers textes du chargé de mission royal, Egbert Lachaert (Open Vld). Le sp.a veut également savoir quelle sera la coalition privilégiée par le président des libéraux flamands. En attendant, il rappelle sa priorité, en particulier l'investissement dans les soins de santé et une fiscalité plus juste.

Du côté des partis francophones, ni le MR, ni le PS, ni Ecolo n'ont tenu une telle réunion.