"Leurs craintes en matière institutionnelle, je les partage. Rien de ce qu'ils disent ne me heurte, sauf que j'ai pris la peine de l'exprimer autour de la table. S'ils veulent baliser la future réforme, ils doivent accepter une négociation", déclare-t-il dans une interview publiée sur le site internet de L'Echo. Jeudi matin, les libéraux et les écologistes ont publié un communiqué commun dans lequel ils rejettent le volet institutionnel proposé par les préformateurs Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS). Les deux familles politiques disent aussi refuser de "prendre part à une surenchère qui les dresse l'une contre l'autre".

Le cdH fait partie de la "bulle des cinq" avec les socialistes (PS et sp.a), le CD&V et la N-VA, qui compte 69 sièges sur 150 à la Chambre. Ce "club des cinq" doit donc être élargi à au moins un parti pour obtenir une majorité. Les libéraux et/ou les verts peuvent faire l'appoint.

"Le travail en cours vise à mettre sur la ligne de départ un nombre suffisant de partis pour avoir une majorité parlementaire. À ce stade, nous ne sommes pas plus loin", précise Maxime Prévot dans L'Echo. Selon lui, "le devoir des hommes et des femmes politiques responsables est de prendre de la hauteur, de quitter les postures partisanes et les approches dogmatiques pour être exclusivement orientés sur la recherche de solutions." Le président du cdH ajoute ne pas être opposé à une réforme de l'Etat : "quand j'appelle à ce qu'il y ait une nouvelle réforme de l'Etat, ce n'est pas pour servir la soupe à la N-VA, mais parce que, dans l'intérêt même des francophones, il faut que notre système étatique fonctionne de manière plus efficace et plus efficiente", ajoutant qu'il existe une série de "cartons rouges", dont la suppression des facilités linguistiques.

"Un retour aux urnes serait un drame absolu", conclut-il. "Aujourd'hui, les sondages montrent une extrême droite à plus de 30% au nord du pays."