Le CD&V a profité des négociations en vue de la formation d'une nouvelle majorité en Flandre pour remettre le projet de taxe kilométrique à l'ordre du jour, un projet qui figurait déjà au programme du gouvernement flamand sortant mais qui avait été enterré juste avant les élections par la N-VA, qui y voyait une augmentation de la pression fiscale. 

Invité par Bart De Wever à former une nouvelle majorité en Flandre, le CD&V, partisan de la mesure, a ressorti le projet pour en faire un enjeu de la négociation.

"Cette législature devrait voir la mise en oeuvre de la taxe au moins pour les camions légers", plaide un négociateur chrétien-démocrate flamand. "Il faut aussi réfléchir à son implémentation pour les voitures personnelles, éventuellement lors de la législature suivante".

Avec le succès du commerce électronique notamment, le réseau routier a été envahi de camions légers. En 2017, un demi-millon d'entre elles circulaient sur les routes flamandes.

La N-VA ne veut pour l'heure pas entendre parler de cette taxe kilométrique, laquelle affecterait surtout de petits indépendants, fait-elle valoir.