Les négociateurs N-VA, CD&V et Open Vld pour la formation d'un gouvernement flamand aborderont mercredi le dossier sensible du logement, dont le volet logement social met sous pression la coalition du bourgmestre Bart De Wever à Anvers. Le groupe de travail "logement" est l'un des quinze que le formateur Jan Jambon (N-VA) a instaurés pour progresser dans les négociations.

Il devra notamment se pencher sur une phrase de la note du préformateur Bart De Wever qui a déjà suscité pas mal d'émoi, puisqu'elle stipule que les communes ayant déjà atteint le seuil de 9% de logements sociaux ne recevront plus de financements que pour la rénovation.

A Anvers, où la N-VA est en coalition avec les socialistes du sp.a (ainsi que l'Open Vld), ce thème pourrait mettre l'équipe dirigeante en difficultés.

Il préoccupe aussi le CD&V. Ce lundi, "De Woonzaak", une plate-forme d'associations de défense des locataires sociaux et de lutte contre la pauvreté, qui comprend notamment le mouvement ouvrier chrétien flamand "Beweging.net" proche du CD&V, a mis en garde les négociateurs: l'objectif des 9%, qui était jusqu'ici considéré comme un seuil, risque de se transformer en un plafond.

Dans ce cas, la plate-forme, qui est dirigée par l'ancien patron de l'agence publique flamande "Wonen Vlaanderen" Hugo Beersmans, menace d'engager des procédures devant le Conseil de l'Europe.

Les quinze groupes de travail mis sur pied par M. Jambon doivent s'être réunis au moins une fois d'ici jeudi, après quoi les négociateurs en chef se retrouveront à nouveau. Les diverses organisations de la société civile flamande seront en outre reçues par les groupes de travail dans les semaines à venir, a-t-on appris lundi.