Son parti ne faisant pas partie de la coalition au pouvoir, François De Smet suit l'évolution de la crise sanitaire depuis les bancs de l'opposition du parlement fédéral. Invité ce matin de la matinale de LN24, le président des amarantes ne comprend pas pourquoi le gouvernement belge ne réagit pas plus que cela aux récentes décisions de Pfizer et AstraZeneca qui donnent un réel coup de frein au processus de vaccination belge. "Je suis scandalisé par l'attitude de certaines entreprises pharmaceutiques", entame sans fard François De Smet. " L'exemple le plus frappant, et j'ai l'impression d'être un des seuls que ça énerve, c'est celui de Pfizer avec les cinq ou six doses. On remarque qu'il est possible de retirer six doses de vaccin grâce à une aiguille particulière et Pfizer, du coup, diminue le nombre de flacons, sous prétexte qu'ils facturent des doses. Ça perturbe l'agenda de vaccination et je trouve ça assez incroyable que le gouvernement fédéral ne s'énerve pas un peu plus sur le sujet."

Monsieur De Smet reconnait et rappelle que ces vaccins sont des exploits humains et industriels extraordinaires. "Personne ne pensait qu'on y arriverait en un an, bravo évidemment ! Mais ils sont aussi produits par des Fonds de recherche et de l'argent public, souligne le député. Alors déjà qu'on est pas supposés connaitre leur prix, qu'on a des retards de livraison incroyables, on a en plus des comportements de prédation financière qui, je trouve, sont très éloignés des idéaux du libéralisme."

Les géants de l'entreprise pharmaceutique ne sont pas des philanthropes, constate De Smet, en rappelant être un adepte de la libre concurrence et de l'économie de marché.  "Mais comme les banques, les grandes entreprises ont une responsabilité sociétale. Même s'il s'agit d'une entreprise privée ici, à partir du moment où ces vaccins sont aussi développés avec de l'argent public, je pense qu'une autre attitude eut été possible."