Depuis les rangs de l'opposition fédérale, le député et président de DéFI François De Smet, interrogé sur La Première (RTBF), a appelé à "sortir de la séquence affligeante des 10 derniers jours", "avec des décideurs qui ne décident pas", "les uns qui défendent tel secteur, les autres tel commerce". "Il faut un message global, jouer les uns contre les autres, ça ne marchera plus", a-t-il déclaré.

Il estime que si rien n'est fait, les services intensifs des hôpitaux vont être saturés dans quelques jours. Pour lui, il est temps d'agir. "Il faut que chacun sorte des tentations de sauver ce qu'il croit être sa clientèle électorale", lance-t-il. Avec les vacances de Pâques qui approchent, il y a une opportunité d'envisager un reconfinement ou des mesures plutôt dures ou fortes, mais de courte durée, de quoi "casser cet élan épidémique".

Regagner l'adhésion de la population

Le président de défi a également tenu à rappeler l'importance du Parlement dans le débat public. "Un échec du gouvernement fédéral, c'est de perdre l'adhésion de la population. Pour la garder, il faut que les mesures soient prises démocratiquement. Le parlement doit être plus consulté".

"Un confinement dur mais très limité permettrait peut-être aussi de regagner l'adhésion" de la population, qui "peut entendre" des mesures fortes "si on leur prouve que c'est nécessaire", a-t-il estimé. "Ce qu'ils ne supportent pas, par contre, ce sont les mesures non démocratiques et floues."