Le débat fait rage à l'heure actuelle. Faut-il mettre en place un coronapass en Belgique ? Perçu comme une façon de retrouver certaines libertés, ce passeport corona donnerait à ceux qui le possèdent le droit de reprendre des activités, qui resteront interdites pour les autres. De nombreuses voix se sont toutefois élevées cette semaine contre cette possibilité taxée de "discriminante". Interrogé sur le sujet à la Chambre, Frank Vandenbroucke (Vooruit) a insisté sur la nécessité que l'on discute de cet outil. "Dans la mesure où la vaccination progresse, il est normal qu'on en vienne à se poser la question de ce que cela signifie par rapport à un retour à la liberté pour les personnes vaccinées", a décrété le ministre de la Santé.

S'il ne s'est jusqu'alors pas beaucoup exprimé sur le sujet, c'est pour une bonne raison: il attend un avis demandé au commissariat corona, il y a déjà plusieurs semaines.

Mais Vandenbroucke a tout de même apporté quelques éclaircissements aux députés quant à la possible arrivée d'un coronapass en Belgique. "Il s'agira sans doute d'un instrument multidimensionnel, c'est-à-dire qu'il se basera sur la vaccination, un test négatif ou des anticorps", a poursuivi le politicien. "Dans la mesure où il s'agit d'un instrument multidimensionnel, la question devient plus complexe mais aussi plus intéressante, puisque cela ne concernera pas que les personnes vaccinées." Tout Belge pourrait en bénéficier. "Ce serait quelque chose d'intéressant à faire si nous voulons retrouver des libertés que nous n'avons plus en raison de la pandémie", a-t-il encore ajouté.

Il a enfin balayé les critiques émises à l'égard du certificat Covid européen, qui doit faciliter les voyages dès cette saison d'été. "L'initiative européenne est une bonne initiative parce qu'elle veut regrouper ces trois pistes que sont la vaccination, le testing, les anticorps dans un instrument. Mais l'UE ne va pas nous imposer la façon dont on organisera ça sur notre territoire, cela concerne les voyages."