Interrogé sur les nouvelles décisions du gouvernement et son tweet qui parlait d'un "triple échec" , le président du MR a tenu à mettre les choses au clair: "Tout d'abord c'est un échec collectif. Nous aussi nous sommes responsables. Moi en tout cas je me sens responsable à titre personnel. Parce que quand on en arrive à devoir refermer ces secteurs, ça me touche à titre personnel.(...) En tant que citoyen, ça me fait mal."

Un tweet qui d'ailleurs n'a pas plu du tout à Alexandre De Croo: "Moi ce que je trouve problématique, c'est qu'aujourd'hui à la Chambre, pendant des heures on a évoqué cette question, et pourtant demain des milliers de gens vont être mis à l'arrêt. Et qu'est ce qui intéresse le petit monde politique ? Le tweet de Georges-Louis Bouchez.(...) J'assume. Je fais de la politique pour faire passer des convictions. Si on ne peut plus rien dire une fois arrivé à des fonctions à responsabilités, à quoi ça sert de faire de la politique ?", a commenté le libéral.

Ensuite, Georges-Louis Bouchez a été interrogé sur son adhésion aux nouvelles mesures, des mesures aussi validées par trois ministres libéraux: "Il est logique qu'une famille politique puisse dire "il y avait d'autres chemins", mais comme je l'ai dit le compromis a été autre. Ce n'est pas parce qu'il y a un accord du gouvernement, que notre vision a changé. (...) Le rôle d'un parti n'est pas d'être le porte-parole d'un gouvernement. Nous acceptons l'accord mais nous avons le droit de défendre une ligne différente."

Malgré un discours solidaire avec le gouvernement, le président du MR a concédé qu'il aurait agi différemment s'il avait été seul au pouvoir: "Si nous étions seuls au gouvernement, bien sûr qu'on aurait agi différemment. Nous ne le sommes pas, nous l'acceptons. Si vous voulez savoir ce que nous aurions fait différemment, il faut que la prochaine fois aux élections nous fassions 50% des voix et là vous le saurez."

"Je ne veux pas être prophète de malheurs, mais je veux qu'on se donne toutes les chances. Donc faisons plus que ce qui est demandé. Comment vont réagir les commerçants ou les indépendants lorsqu'ils verront les gens organiser des fêtes ou se promener sur les digues ? Je pense qu'il faut se donner toutes les chances pour envisager une réouverture en mai.", a-t-il conclu lorsqu'il a été interrogé sur la réouverture de l'Horeca notamment.