Les contaminations repartent à la hausse dans notre pays. Après une période de baisse et ensuite de stabilisation, les chiffres des infections affichent à nouveau une tendance qui inquiète à l'approche de l'hiver et des fêtes de fin d'année. Un Comité de concertation se réunit ce vendredi pour discuter de la situation épidémiologique dans notre pays. Si la possibilité d'assouplir les mesures a d'ores et déjà été balayée par les autorités, un potentiel durcissement des règles n'a quant à lui pas été écarté. Certains experts, comme Marc Van Ranst (qui est membre du GEMS, groupe chargé de conseiller le gouvernement), l'ont par ailleurs recommandé. Mais pour Georges-Louis Bouchez, ce n'est pas là que se trouve la solution. "Durcir les mesures, c'est la double peine pour l'immense majorité de la population qui les respecte, a-t-il estimé sur les ondes de la Première. Ces gens respectent les règles et, à côté de ça, on va encore les durcir. Il faut un contrôle qui soit ciblé, les gens ne sont pas présumés coupables, mais il faut que ceux qui trichent soient sanctionnés."

C'est pourquoi le président du MR a salué le renforcement des amendes en cas de "lockdown party". Il a par ailleurs suggéré de mettre en place des peines d'intérêt général, pour les récidivistes notamment. Mais le Montois a jugé qu'il ne fallait pas mettre tous les Belges dans le même sac et qu'il fallait adopter un discours différent de celui que l'on entend actuellement. "C'est infantiliser les gens que de venir dans les médias toutes les heures et dire qu'on pourrait durcir les mesures, a-t-il regretté. On a des propos sentencieux, un peu trop souvent à mon goût. Il faut un propos qui soit clair mais aussi qui fasse confiance au citoyen."

Une partie de la note des experts ne passe pas   

Enfin, il est revenu sur la note préparatoire des experts dans laquelle ces derniers ont jugé que le relâchement des Belges vis-à-vis des mesures était "renforcé par la communication contradictoire" de certains, notamment au sujet d'assouplissements. Le libéral a affirmé ne pas se sentir concerné, "du moins pas plus que l'ensemble des acteurs politiques et des experts qui se prononcent avant ou après le Codeco". "Quand vous êtes conseiller du gouvernement et qu'une semaine avant le Comité de concertation, vous passez votre temps dans les médias à essayer d'initier une tendance, c'est particulier, a fustigé le président du MR. Ce point, à mon sens, n'est pas pertinent. Il n'y a pas de problème à avoir un débat public mais quand on est conseillé du gouvernement, on conseille le gouvernement et on ne lui force pas la main."