Assis au 16 rue de la Loi, le libéral Alexander De Croo respecte la neutralité propre au rôle de Premier ministre. Une situation qui pousserait, selon de nombreux observateurs, le MR et Georges-Louis Bouchez à multiplier les sorties médiatiques et à jouer des coudes pour appliquer la doctrine libérale. Encore ce week-end, le président du MR a mis en cause les mesures prises lors du dernier Codeco et les échecs de la politique sanitaire belge de ces derniers mois. Des critiques régulières qui agacent les partenaires de la majorité fédérale.

De Croo et Bouchez se sont succédés sur la plateau de l'émission C'est pas tous les jours dimanche ce midi. 

Est-ce que le gouvernement est en danger ? À cette question, les deux libéraux ont répondu par la négative.

"Je ne peux pas nier qu'il y a eu des discussions rue de la Loi. J'observe aussi dans les sondages que la très grande majorité des gens est convaincue que des mesures plus strictes mais pas trop longues étaient nécessaires. Je vous assure qu'il y a une unité entre les personnes qui les décident. Parmi les partenaires avec lesquels je travaille, tout le monde est à la hauteur du moment", a assuré le Premier ministre qui a évité de nommer Georges-Louis Bouchez.

Ce dernier a confirmé que "ce gouvernement n'est pas en danger". Il estime que rien "ne doit pas empêcher le débat. Il y a un accord de gouvernement précis et on s'y tient. Mais la gestion de la pandémie n'est pas dans cet accord de gouvernement, donc les discussions et les désaccords, c'est normal. Côté MR, on s'en tient à l'accord de gouvernement."

Selon Bouchez, le MR ne paie pas le fait qu'un libéral soit Premier ministre. "L'équilibre de ce gouvernement fait qu'on doit se débattre pour faire respecter notre ligne. Mais ce n'est pas propre au poste occupé par Alexander De Croo."