Le sénateur Georges-Louis Bouchez a souhaité réagir aux informations concernant les sommes astronomiques perçues par Stéphane Moreau, l'ancien dirigeant de Nethys, et par d'anciens membres du comité de direction de la filiale de l'intercommunale liégeoise Enodia. Ces montants leur avaient été octroyés en compensation de la réduction de leurs rémunérations imposée par décret wallon. A ce titre, Stéphane Moreau a perçu plus de 11,6 millions d'euros...

"Je lance publiquement un appel. Je demande à Stéphane Moreau et aux autres ex-directeurs impliqués de rembourser les indemnités, déclare le candidat au second tour des élections présidentielles du MR. Juridiquement, il est normal, en tant que manager, que Stéphane Moreau reçoive des indemnités suite à la modification de sa rémunération mais pas dans des proportions aussi déraisonnables. D'autant plus qu'il semble que ces sommes soient le résultat d'un mécanisme rapidement mis en place avant que le décret wallon limitant les rémunérations dans le secteur public ait été mis en oeuvre."

Georges-Louis Bouchez en appelle à l'intérêt général. " Stéphane Moreau doit avoir la décence de rembourser ses indemnités ou, en tout cas, une partie très importante de celles-ci car il en va de l'intérêt des travailleurs de l'entreprise, il en va de l'intérêt de la région liégeoise. Le système mis en place au sein de Nethys détourne complètement l'esprit du décret wallon. C'est une nouvelle fois la preuve que l'on peut légiférer autant que possible en matière de rémunérations publiques, un manque d'éthique dans l'application des règles jette tout le système à terre."