Le président libéral a tenu à répondre au bourgmestre de Bruxelles qui avait estimé que c'était peut-être le thème de la manifestation qui posait problème au MR. 

Le ton est monté, ce dimanche 7 juin, en marge de la manifestation Black Lives Matter entre le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), et le président du MR, Georges-Louis Bouchez. C'est le libéral qui a tout d'abord interpellé Philippe Close sur Twitter, concernant sa mauvaise gestion de l'événement organisé en pleine crise sanitaire. "Quel sens ont les règles adoptées par le CNS après un tel précédent?", a notamment demandé le Montois au socialiste. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que le bourgmestre de Bruxelles réplique. Au micro de La Première, Philippe Close a pleinement assumé le maintien de l'action malgré les mesures sanitaires et a estimé que la colère des libéraux concernait autre chose. "Peut-être que le thème de cette manifestation leur pose problème", s'est interrogé le bourgmestre de Bruxelles.

Des propos qui ont fortement déplus au président libéral. "Je n'accepte pas cette attaque, s'est emporté Georges-Louis Bouchez sur le plateau de RTL. Dans la communication que nous avons faite, nous avons été très clair et avons indiqué que ce combat était indépassable, qu'il était essentiel." Il était toutefois primordial, selon le Montois, de tenir compte de la situation sanitaire dans laquelle se trouve notre pays actuellement."Aujourd'hui, nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi on en a confiné autant pendant autant de temps, pourquoi on continue à garder fermée une série de secteurs et que de l'autre côté, 10.000 personnes peuvent se retrouver sans difficulté", a-t-il regretté.

Pour Georges-Louis Bouchez, le bourgmestre de Bruxelles a ouvertement "enfreint la loi", au lieu de la faire respecter.  "Je pense qu'il a voulu faire de la récupération politique, a déclaré le président du MR sur RTL.  Il n'a pas voulu assumer à un moment donné qu'il devait exercer une mission publique, il a voulu se montrer généreux, c'est toujours plus facile."

 
Le libéral a également exprimé son incompréhension quant à des ordres qui auraient été donnés aux forces de l'ordre. "Nous avons des informations que nous devons confirmer selon lesquelles la police aurait dû attendre pendant une heure et demie avant d'intervenir", s'est indigné M. Bouchez, concluant que la gestion de la manifestation par le bourgmestre de Bruxelles ne posait pas uniquement question d'un point de vue sanitaire.