Jeudi soir sur le plateau de Terzake, Conner Rousseau (sp.a) a lancé que Georges-Louis Bouchez "devrait se demander s'il veut encore faire partie du gouvernement". "Je suis frappé par le fait que quelqu'un de si jeune puisse faire de la politique d'une manière tellement dépassée. Torpiller ses partenaires de majorité, torpiller les virologues, torpiller tout le monde. Il devrait peut-être se poser la question", a détaillé le président des socialistes flamands, sous-entendant que son homologue du MR n'était pas loyal envers le gouvernement en place.

Ce vendredi matin sur La Première, le président du Mouvement Réformateur a réagi aux attaques de Conner Rousseau, évoquant du "bavardage de plage". "Le MR est indispensable à la majorité gouvernementale avec ses 14 sièges, ce qui n'est pas le cas de toutes les formations", a-t-il d'abord commencé, "Et à quel moment le MR n'a pas été loyal? Nous respectons l'accord du gouvernement à la virgule près. Mais pour le reste, il n'était pas prévu en son sein des dates d'ouverture ou de fermeture des métiers de contact. Et à partir de là, dans une démocratie, nous avons encore le droit de mener un débat". 

Pour Georges-Louis Bouchez, qui soutient la réouverture de ces métiers de contact, Conner Rousseau s'arrête sur des détails qui ne feront pas avancer le débat ni la situation actuelle. "J'aurais aimé que le président du sp.a nous explique par exemple comment nous allons vacciner 70% de la population d'ici l'été, car il a la Santé parmi ses attributions. C'est ça que les gens attendent aujourd'hui. Et plutôt que de parler de cela, Conner Rousseau préfère parler de moi", a regretté le président du MR. 

En disant que Georges-Louis Bouchez torpillait tout le monde, l'élu sp.a faisait également référence au différend entre Georges-Louis Bouchez et le virologue Marc Van Ranst. Dans une interview à La Libre, le président du MR avait notamment dit que l'expert flamand devait "arrêter de jouer les Cassandre" en étant trop alarmiste sur la situation sanitaire actuelle, contredisant parfois les décisions prises par les politiciens. "Ce n'était pas une dispute", s'est quelque peu agacé Bouchez. "Il faut arrêter de faire dire aux mots ce qu'ils ne disent pas. J'ai rappelé que les experts étaient là pour conseiller le gouvernement et les politiques pour décider". 

"Est-ce que le problème c'est Georges-Louis Bouchez qui reste dans son rôle de politique ou Marc Van Ranst qui va, sur les plateaux de télé, saper la décision ?", a encore lancé le libéral, qui n'a pas apprécié que le virologue de la KUL dise qu'il n'y avait "aucune perspective" actuellement pour les métiers de contact, le 27 janvier dernier. "À quoi servent ces déclarations intempestives de virologues du matin au soir? [...] Si vous voulez avoir de l'adhésion de la part de la population, ce serait bien que tout le monde s'en tienne aux décisions qui sont prises. Et quand des experts, ou même le ministre de la Santé, vont nous expliquer que demain sera pire qu'aujourd'hui, c'est ça qui sape le moral", a terminé Georges-Louis Bouchez.