Déjà très actif sur les réseaux sociaux avant le début de la crise sanitaire, Marc Van Ranst s'est retrouvé sur le devant de la scène depuis le mois de mars. Le tonitruant virologue de la KULeuven, qui n'a jamais eu sa langue dans sa poche, n'hésite pas à utiliser Twitter pour commenter l'évolution de la situation épidémiologique, fustigeant de temps à autre les décisions des autorités du pays. Des sorties qui ne plaisent pas à tout le monde, comme on a encore pu le remarquer ce mercredi 19 août. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a vivement réagi à un tweet du virologue dans lequel il expliquait qu'il était "bien trop tôt" pour élargir la bulle des 5. "Peut-être attendre le CNS pour faire des observations et oppositions ? Ou alors on peut faire les réunions sur Twitter ?", a écrit le libéral sur le réseau social à l'oiseau bleu.


Marc Van Ranst a immédiatement répondu au message du Montois, soulignant que le sujet avait déjà été débattu. "Le maintien de la bulle de cinq personnes a déjà été abordé 1) par le Celeval, 2) par le Comité de concertation et 3) pendant la conférence de presse de ce jour (du Centre de crise et du SPF santé publique, ndlr.)", a rétorqué le scientifique.



Mais les deux hommes ne se sont pas arrêtés là et ont continué leur joute verbale à la vue de tous. "Ce n’est qu’un avis, a rappelé Georges-Louis Bouchez à Marc Van Ranst. La décision c’est le CNS qui la prend. Donc merci de respecter le travail des politiques également et leur pouvoir de décision. Quand on conseille, on conseille. On ne se substitue pas."

Le virologue a finalement clos la discussion en espérant que même s'il ne s'agissait que d'un "avis", il espérait que ça n'allait pas redonner de la force à l'épidémie. "Rassurez-vous, tous les virologues ont confiance en la sagesse des politiciens (en français dans le tweet, ndlr.)", a conclu le scientifique, sur un ton quelque peu ironique. 


Ce n'est pas la première fois que la relation entre politiques et virologues dérape. En effet, lors du Comité de concertation du 19 juillet, les discussions avaient notamment tourné autour des nombreuses prises de positions publiques des experts. Des politiciens avaient pointé du doigt le comportement d'Emmanuel André et de Marc Van Ranst