Le président du MR s'est retrouvé une nouvelle fois sous le feu des critiques, cette semaine. En cause, sa sortie concernant la nécessité de réévaluer les mesures et d'envisager un possible assouplissement de certaines d'entre elles à l'approche des fêtes de fin d'année, si les chiffres le permettent. Si Georges-Louis Bouchez n'est pas le seul à avoir exprimé une telle demande, c'est surtout à son égard (et à celui de son parti) que se sont tournées les critiques. Présent sur le plateau de RTL, le Montois s'est expliqué sur ses propos et sur la levée de boucliers qu'ils ont suscitée. "Il y a juste la volonté d'évaluer régulièrement, a commencé M. Bouchez. On a toujours dit qu'il fallait évaluer toutes les trois semaines, or après le dernier Comité de concertation il n'y avait plus d'évaluation prévue avant le 15 janvier. L'ajout de ce point ( le Comité de concertation qui se tiendra ce vendredi 18 décembre, ndlr.) est donc le fruit de notre travail."

Revenant sur les attaques de Bart De Wever et de Zakia Khattabi, le leader libéral a jugé qu'il valait mieux "enfoncer des portes ouvertes que d'aller dans des voies sans issue". Georges-Louis Bouchez a ainsi rappelé que son parti avait simplement proposé que si les chiffres le permettaient on puisse inviter une deuxième personne pour Noël et éventuellement rouvrir les métiers de contact. "Le problème ce n'est pas ce qu'on a dit, c'est la caricature qui a été faite de nos propos, a regretté le Montois. C'est assez scandaleux ce que devient le débat public. On propose quelque chose de raisonnable et on se retrouve assailli de critiques.(...) Pour la personne supplémentaire à Noël, M. Coppieters, M. Van Laethem et M. Devos ont dit la même chose que le MR."   

Le président du MR est resté abasourdi face à l'ampleur de la polémique qu'a suscitée la demande de son parti. "Quand on part des 2 propositions que nous avons émises et qu'on ose dire que le MR milite pour le déconfinement, c'est une honte", a-t-il ajouté. M. Bouchez a appelé à ce que l'on recentre désormais le débat sur l'essentiel. "Il y a une vraie souffrance au niveau mental et au niveau économique dans notre population, a insisté le libéral. A ce titre-là, on doit être responsable, avec comme première priorité la santé publique, mais on doit aussi prendre en compte toute une série de paramètres pour arriver à un équilibre acceptable pour chacun."

"Des syndicats qui organisent des rassemblements en dépit des règles"

Il a également demandé à ce que l'on fasse preuve de créativité pour traverser cette crise , sans passer constamment par ce mécanisme de "on et off". "On pourrait, par exemple sans dire que c'est ce que prône le MR, aller à l'école pendant trois semaines puis avoir une semaine de congé, pour changer le rythme. Ou encore intervertir les commerces ouverts de semaine en semaine", a envisagé le président du MR, sur RTL.

Enfin, il a fustigé le comportement de la FGTB qui a tenu une manifestation sur la place Saint-Lambert, ce jeudi, durant laquelle les gestes barrières n'ont pas été respectés. Ce genre d'événement ne participe pas à encourager les Belges à continuer à respecter les règles sanitaires, selon M. Bouchez. "Le respect des mesures en place est fondamental, a-t-il conclu. Ce qu'il faut avant tout chasser ce sont ces comportements inciviques de gens qui organisent des grandes fêtes et de syndicats qui organisent des rassemblements en dépit des règles."