Le montant minimal pour une pension sera revalorisé à hauteur de 1.580 bruts au cours de cette législature, a indiqué jeudi le président du MR, Georges-Louis Bouchez, contredisant les socialistes qui parlent, eux, d'un montant net. 

Interrogé jeudi sur la matinale de La Première (RTBF) et de Bel-RTL, M. Bouchez a précisé que ce montant minimal de 1.580 euros bruts serait d'application pour les carrières complètes de 45 ans, et en vigueur à l'horizon de la fin de la présente législature, en 2024.

Affirmer que le montant de la pension sera porté à 1.500 euros nets est incorrect, a assuré le libéral. "Il suffit de lire les tableaux budgétaires de l'accord".

Selon lui, porter la pension à 1.500 euros nets aurait coûté à lui seul 3,6 milliards d'euros en dépenses nouvelles. Or, l'enveloppe prévue pour la Vivaldi pour l'ensemble de ses politiques nouvelles sera de 3,3 milliards d'euros. La revalorisation des pensions prévue dans l'accord de gouvernement absorbera seulement 760 millions d'euros, a-t-il précisé.

Pour Georges-Louis Bouchez, la pension à 1.500 euros nets mise en avant par certains n'est en réalité qu'un "objectif politique" affiché par certains partenaires de gouvernement, mais ne sera pas matérialisée par le nouveau gouvernement.

Interrogé un peu plus tôt sur la Première également, Pierre-Yves Dermagne (PS), avait pourtant assuré que la pension minimale serait bien portée à 1.500 euros nets.

Paul Magnette, invité politique de Bel-RTL, a lui aussi garanti 1.500 euros nets de pension minimale pour une carrière complète.

Interrogé sur les affirmations divergentes de son homologue libéral, M. Magnette a qualifié la polémique de "questions de présentation".

Selon lui, un retraité qui touche aujourd'hui 1.250 euros nets de pension pour une carrière complète touchera bel et bien 1.500 euros nets à la fin de la législature.

Voici ce que stipule l'accord de gouvernement (voir page 15) : "La pension minimum sera progressivement relevée (carrière complète et incomplète) vers 1.500 euros nets pour une carrière complète (réduits au prorata de l’écart entre la carrière et 45 années, en cas de carrière incomplète)".