Y a-t-il une place en Belgique francophone pour une alternative politique à la droite du MR ? Les sondages ne laissaient pas grand espoir. La réalité des urnes confirme le désintérêt pressenti des électeurs et, partant, un fossé entre le nord et le sud du pays.

Échec de la manœuvre Destexhe

Les Listes Destexhe, lancées en mars dernier, plafonnent entre moins de 1 et moins de 3  % des suffrages pour chacune des assemblées. Alain Destexhe, qui avait personnellement récolté 6 702 voix de préférence quand il était MR en 2014, se présentait à la Chambre (Bruxelles) et n’a manifestement pas capitalisé sa manœuvre.

Le Parti populaire plonge

Cette manœuvre, on prédisait qu’elle pourrait aussi sonner le glas du Parti populaire créé il y a dix ans par l’avocat d’affaires Mischaël Modrikamen, déjà sorti très affaibli du scrutin provincial d’octobre dernier, par rapport aux législatives de 2014, qui lui avaient rapporté un élu à la Chambre. Ses scores sont partout en baisse. Et il perd son élu.

Il faut néanmoins rappeler qu’à Bruxelles, les Listes Destexhe ont formé un groupe avec le Parti populaire, espérant ainsi atteindre le niveau nécessaire pour imposer un élu.

Mais même à deux, selon les résultats définitis, ils passent sous la barre d’éligibilité des 5  % (à 4,3%).