Dans le cadre de l'émission Il faut qu'on parle sur DH Radio, Sophie Rohonyi (DéFi) a abordé différents thèmes de l'actualité au micro de Maxime Binet.

La députée fédérale est tout d'abord revenue sur la chasse à l'homme actuellement en cours dans le Limbourg et apporté son soutien au virologue Marc Van Ranst, placé en lieu sûr depuis plus de 10 jours: " Monsieur Van Ranst, comme d'autres experts, a fait de son mieux durant toute cette gestion de crise pour appuyer les politiques dans la prise de mesures sanitaires".

La députée de DéFi reconnaît toutefois la surmédiatisation de certains experts: "Ils ont parfois pris trop la parole dans la presse alors que leur travail était d'aider l'autorité publique dans la prise de décisions et devait peut-être se faire dans un cercle plus restreint, plutôt qu'arriver à des prises de position contradictoires dans les médias".

Concernant le fond du dossier, Sophie Rohonyi ne pointe pas du doigt les enquêteurs et les forces de l'ordre mobilisés pour la traque, mais s'interroge cependant sur le travail effectué en amont par les services de renseignement: " Comment un homme, qui a été classé de menace 'niveau 3' par l'Ocam il y a plus de 3 mois maintenant, a pu continuer à servir dans l'armée et se servir d'armes lourdes?".



La députée plaide notamment pour un refinancement des services de renseignements belges.

Par ailleurs, si Sophie Rohonyi n'est pas opposée au pass sanitaire européen qui entrera en vigueur cet été pour faciliter les voyages, elle s'inquiète de l'éventuelle mise en place d'un certificat sanitaire qui conditionnerait l'accès à certains lieux en Belgique: " Je trouve ça assez problématique car on touche ici à certaines libertés fondamentales, et l'on recenserait des données privées, et ce, sans consulter les autorités compétentes, sans consulter le Parlement".

Enfin, la députée DéFi a adressé un carton rouge à la N-VA et au Vlaams Belang pour "leur volonté de récupérer le dossier Jürgen Conings à des fins purement électoralistes": " Ils font un amalgame entre la liberté d'expression et l'appel à la haine, à la violence et au terrorisme".