Le Vlaams Belang espère toujours faire partie du prochain gouvernement flamand, a confirmé le négociateur Chris Janssens mardi soir sur le plateau de Terzake

"Je n'ai reçu aucune indication contraire", a expliqué Janssens, confirmant que son parti avait reçu une invitation de l'informateur Bart De Wever pour une rencontre plus tard cette semaine. "Nous avons reçu une invitation, pas un ordre du jour. Mais si je pars des conversations précédentes, il s'agissait de conversations de fond et constructives au cours desquelles nous avons échangé des idées sur les compétences flamandes." 

Janssens a souligné à plusieurs reprises que le Vlaams Belang et la N-VA avaient reçu un mandat fort de la part de l'électeur flamand. 

Selon Janssens, les discussions de fond ont également montré qu'il y avait plus de similitudes entre la N-VA et le Vlaams Belang qu'entre la N-VA "et tout autre parti". Si De Wever fermait la porte au parti d'extrême droite cette semaine, il s'agirait d'une grave erreur selon Janssens. "L'informateur a toujours dit qu'il respecterait la volonté de l'électeur. En outre, je ne crois pas que Bart De Wever ait organisé toutes ces rencontres pendant deux mois pour ensuite annoncer qu'il poursuivrait avec les perdants", a ajouté Chris Janssens. 

Le négociateur du Vlaams Belang a ainsi fait un parallèle avec le Tour de France. "Là, ce sont les gagnants qui se tiennent sur le podium, pas les perdants, a-t-il imagé. En politique belge, l'inverse semble se produire. Les perdants veulent avoir la main". Le problème d'une majorité pour la N-VA avec le parti de Tom Van Grieken reste toutefois le cordon sanitaire qui doit demeurer aux yeux des autres formations flamandes. Janssens estime que "ce genre de trucage politique" devrait être abandonné. "Nous voulons en venir à l'essentiel: comment donner aux Flamands une politique différente de celle du passé (..) S'ils ne le font pas, dans cinq ans, les électeurs nous accorderont un mandat encore plus fort".