Le ministre fédéral de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire Denis Ducarme (MR) a indiqué jeudi avoir pris des contacts avec ses collègues de l'Environnement et de la Santé lors d'une réunion au 16 rue de la Loi à la suite de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen.

"Nous avons indiqué que le fédéral se tenait à disposition du Centre régional de crise de Wallonie. Mais nous n'avons pas reçu de demandes spécifiques à cet égard", a-t-il confié. Il ajoute que l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) n'a pas été sollicitée. La ministre wallonne de l'Environnement et de la Forêt, Céline Tellier a indiqué à M. Ducarme que la qualité de l'air était bonne et qu'une analyse des sols n'était pas nécessaire, a affirmé le ministre lors de la séance plénière à la Chambre. "J'ai écrit à Mme Tellier pour lui faire part de la disponibilité, notamment de l'Afsca", a-t-il affirmé.

"Au moment où je vous parle, sur base de l'évaluation du Centre de crise régional wallon, le risque est négligeable. Aucune initiative supplémentaire n'a été demandée à l'Afsca", selon lui.

M. Ducame s'est cependant dit "étonné" que les services de la ministre Tellier n'aient pas réalisé leurs propres tests en complément de ceux menés par les autorités françaises.

Interpellant M. Ducarme, le député PS Daniel Senesael s'est inquiété des conséquences de l'incendie sur la sécurité alimentaire. "La commune de Hirson, dans l'Aisne, adjacente à la commune belge de Momignies, fait désormais l'objet de restrictions. Dans cette commune située à une vingtaine de kilomètres de Chimay, le lait, les oeufs, les poissons d'élevage, le miel doivent désormais être consignés jusqu'à évaluation du risque sanitaire", a-t-illustré.

Le député se demande "pourquoi, à seulement quelques kilomètres de distance, le principe de précaution ne s'applique pas de la même manière des deux côtés de la frontière". Le PS a appelé l'Afsca à communiquer davantage vers les agriculteurs et les consommateurs.