A la suite de l'incendie qui a ravagé l'usine Lubrizol, classée Seveso, à Rouen le 26 septembre dernier, un protocole de suivi a été mis en place, a assuré lundi le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, en commission du parlement régional. 

Des tests sur des échantillons de potagers ont notamment été demandés à l'ISSeP, l'Institut Scientifique de Service Public pour la surveillance de l'environnement en Wallonie. Leurs résultats seront connus dans une quinzaine de jours et seront rendus publics, a-t-il affirmé.

Vendredi passé, à la suite d'une passe d'armes avec la nouvelle ministre wallonne de l'Environnement, Céline Tellier (Ecolo), le ministre fédéral de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Denis Ducarme, avait indiqué avoir demandé à la Région de transmettre à l'Afsca les résultats d'éventuels tests réalisés sur son sol.

"Dans les heures qui ont suivi l'incendie, les différents canaux d'information et d'alerte ont été mobilisés en Wallonie", a expliqué ce lundi Elio Di Rupo aux députés régionaux qui l'interrogeaient sur le sujet. "Céline Tellier a sollicité son administration et le centre de crise de Wallonie a été activé le 27 septembre. Les experts ont rapidement écarté le caractère toxique du nuage", a poursuivi le ministre-président.

Si la qualité de l'air est restée bonne pendant et après le passage du 'nuage de Rouen', "un léger signal, inférieur à certains pics saisonniers, a toutefois été perçu en matière de carbone suie, sur l'axe allant de la frontière française à Gand et Anvers", a-t-il ajouté.

"Un protocole de suivi a été mis en place. Des analyses ont notamment été demandées à l'ISSeP sur des échantillonages de potagers. Leurs résultats ne seront connus que dans une quinzaine de jours. Nous les regarderons attentivement et nous les rendrons publics", a conclu M. Di Rupo.

La Wallonie compte 108 sites Seveso, dont 55 de seuil haut, identique à la classification de l'usine de Rouen.