"S'agissant des responsabilités politiques, je suis ministre des Pouvoirs locaux, pas procureur ni juge d'instruction. Vous estimez regrettable que Stéphane Moreau soit resté en fonction après le rapport de la commission d'enquête parlementaire. Je retiens pour ma part que, dans un État de droit, il a fallu mettre des choses en place pour permettre son éviction et celle d'autres acteurs de cette affaire. Ce travail a été réalisé, et bien réalisé, par ceux qui en avaient la responsabilité", a affirmé le ministre Collignon.

Ce dernier a par ailleurs rappelé que la Région est partie civile dans les dossiers pénaux mettant en cause Nethys et ses anciens dirigeants. Elle a, dans ce cadre, introduit plusieurs requêtes auprès du tribunal de première instance de Liège pour obtenir l'autorisation de consulter les dossiers pénaux. Ces requêtes ont été introduites le 7 avril et le 22 septembre 2020. Elles ont été rejetées par le juge d'instruction, ce dernier estimant que les nécessités de l'instruction justifiaient de refuser à la Région d'accéder aux pièces des dossiers.

"Etant donné que les anciens dirigeants de Nethys ayant fait l'objet de mandats d'arrêt provisoire et de remises en liberté sous condition ne font plus partie d'aucun organe des filiales de l'intercommunale Enodia, que les ventes suspectes des trois sociétés ont été annulées le 7 octobre 2019 et que les sommes versées aux anciens dirigeants ont été saisies à titre conservatoire, je n'aperçois pas de conséquences directes et immédiates de ces derniers événements judiciaires, pour l'intercommunale Enodia et ses filiales", a poursuivi Christophe Collignon.

Quant aux recommandations formulées par le parlement à l'issue de la commission Publifin, "leur principale mise en œuvre depuis la constitution du gouvernement concerne la redéfinition du périmètre des activités du groupe Enodia-Nethys", avec notamment la cession de son pôle presse. "Le groupe prépare également une nouvelle procédure de cession de ses participations dans le capital de la société VOO", a-t-il ajouté.

"Selon mon analyse, les autres recommandations ont toutes été rencontrées, à l'exception de la mise en place de la commission de déontologie, qui ne relève pas des prérogatives du gouvernement", a conclu le ministre.